Logiciel « libre » ou « open source »

Chez inSolus, tous les jours nous créons du nouveau code.

En parallèle, tous les jours et autant que possible, nous choisissons de réutiliser (ou tirer profit) de code existant et ainsi ne pas réinventer la roue.

Ce code, qui sera utilisé, parfois adapté ou amélioré, est issu de ce qu'on le monde du logiciel libre et de l'open source. Tirer profit de la puissance des ces outils comporte de nombreux avantages qui ne sont pas l'objet principal de cet article.

Cet article vise plutôt à répondre à cette question : quelle est la différence entre les expressions logiciel « libre » et « open source » ? S'agit-ils de synonymes ?

Open source

L'idée principal derrière ce concept est l'ouverture (« open »). Un logiciel dont le code est open source est par définition « ouvert » dans le sens où tout le monde a la possibilité (la capacité est autre chose...) d'accéder au code source. À cela, peut s'ajouter la possibilité de redistribuer le code source et de créer des produits logiciels dérivés.

Le mouvement de Open Source Initiative (organisation fondée en 1998 sous l'impulsion de Bruce Perens et Eric Raymond) se focalise sur des considérations techniques et est compatible avec la coexistence de logiciels dont le code n'est pas ouvert et/ou n'est pas libre. Toutefois, dans la pratique, une partie significative des logiciels sont également libres.

Logiciel libre

Le mouvement du logiciel libre va plus loin et prône des valeurs philosophiques, presque politiques.

Décrite pour la première fois dans les années 1980 par Richard Stallman, et popularisée par ses campagnes quasi-politiques via la FSF ou Free Software Foundation la définition formelle du logiciel libre tient en quatre libertés :

  1. Liberté d'exécuter le programme, pour tous les usages.
  2. Liberté d'étudier le fonctionnement du programme et de l'adapter à ses besoins.
  3. Liberté de redistribuer des copies. Principe ou philosophe sous-jacente : aider autrui.
  4. Liberté d'améliorer le programme et de publier les améliorations. Philosophe sous-jacente : en faire profiter toute la communauté.

Deux de ces libertés (la liberté d'étudier le fonctionnement d'un programme et la liberté de l'améliorer) impliquent de-facto l'accès au code source et donc que le logiciel soit open source.

En conclusion

Ainsi, il apparaît qu'un logiciel est forcément open source s'il est libre.

L'inverse n'est pas vrai : un logiciel peut être open source sans être libre au sens où l'entend la FSF.

En somme, vous aurez compris que « logiciel libre » et « open source » ne sont pas synonymes.


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